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TRIBUNE

La ligne 1 du métro aux Grands-Pêchers : une question de justice

1.10.2026. Quand on regarde la carte des transports franciliens, le constat est simple et brutal : les quartiers les moins bien desservis sont aussi les plus modestes. Ce n'est pas un hasard. C'est le résultat de décennies de sous-investissement dans l'est parisien, que les habitants de ces territoires subissent au quotidien.

Les Grands-Pêchers, à Montreuil, en sont un exemple concret. Rejoindre Châtelet prend aujourd'hui quarante minutes. Quarante minutes qui compliquent un rendez-vous médical, qui font hésiter avant de postuler à un emploi situé de l'autre côté de Paris, qui découragent parfois de sortir du quartier. L'accès aux transports, ce n'est pas une question de confort : c'est une question d'accès aux droits, à l'emploi, aux soins, à la culture.

 

Le prolongement de la ligne 1 jusqu'à Val-de-Fontenay, avec une station aux Grands-Pêchers, changerait concrètement cette réalité. Trois nouvelles stations, cinq kilomètres supplémentaires, et le temps de trajet tombe à vingt minutes. C'est considérable.

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Ce projet prend également tout son sens dans le contexte actuel. Le coût de l'essence pèse lourd sur les budgets des ménages qui dépendent de leur voiture faute d'alternative. Développer les transports en commun, c'est leur offrir une option réelle, réduire leur facture et contribuer à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre alors que nous dépassons chaque année un peu plus tôt les limites que la planète peut absorber.

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Pour nous, socialistes, l'égalité territoriale suppose que chaque habitante et habitant puisse se déplacer dans des conditions dignes, quel que soit son quartier. Ce prolongement va dans ce sens. Il faut le défendre et l'accélérer.

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Loline Bertin, Aurélien Bernicchia, Matthieu Clauzade, Amin Mbarki, Claire Rabès, Elise Roinel, Zohra Safi, Olivier Stern

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